06 octobre 2009

MÉMOIRE D'ÉCOLE

Mémoire d'école.jpgLa nostalgie se prêterait-elle au narcissisme ? Question incongrue, me direz-vous. Même si cette chronique semble la justifier.

Plaisir narcissique en effet que de saluer ma dernière parution. Ou plus exactement ma première réédition.

La première édition de Mémoire d’école a déjà douze ans ! Elle traça, à ma modeste échelle, un sillon nostalgique qui allait m’inspirer une vingtaine d’opus dans la même veine. Assez de quoi me condamner à perpétuité à l’évocation du passé, à défaut de ne pas savoir prédire l’avenir…

Impression étrange que de redécouvrir cet « album de convictions », miroir des passions culturelles que nous aimons tant partager.

Passion des brocantes, tout d’abord. Là où l’on trouvait — l’imparfait est hélas de rigueur — des livres « rares », des belles images et des objets insolites…

Passion de la littérature aussi. Là où l’on puise de tendres émotions parmi les grands œuvres de nos auteurs préférés.

Passion pour certaines grandes valeurs, enfin, si malmenées dans ce XXIe siècle qui, à trop vouloir inventer la modernité, n’ose plus se référer au passé. L’égalité des chances, les vertus de la discipline, le goût de l’effort, la reconnaissance du mérite : que des choses pas commerciales à la gloire de l’Instruction publique, la vraie, celle qui savait instruire et éduquer.

Avec Mémoire d’école, osons réhabiliter la bonne conscience républicaine…

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Mémoire d’école — Éditions Hors Collection, octobre 2009, 24,5 sur 29,5 cm, 128 pages, 19 €

 

06 juin 2009

INTERRO !

Cahiers-Certif.jpgComme la nostalgie aime flatter tout ce qui n'existe plus, osons rendre hommage à deux valeurs en baisse, malmenées par notre ingrat XXIe siècle : le capital et le travail.

Au fil de la terrible épreuve d'arithmétique, le certificat d'études primaires se plaisait à distiller la « bonne parole républicaine », et à louer les vertus de l'effort, de l'économie, et surtout d'une certaine conception de la solidarité, appliquée au travail plutôt qu'à l'assistanat !

Mais ça, c'est un autre débat qu'il n'est pas « convenable », paraît-il,  d'aborder « en ces temps de crise »...

Pour celles et ceux qui rêvent encore du vrai certif, mon dernier livre — Les cahiers du certif' — offre assez de matières pour se frotter au diplôme de leur grand-père !

 

Jacques GIMARD - Les Cahiers du Certif' 

(Paris, Éditions Hors Collection, mai 2009, 15,5 sur 23,5 cm, 96 pages, illust NB, 12 €)

 

En amuse-ciboulot, mesurez-vous à ces deux problèmes, en vogue dans les années 1920...

DEUX EXERCICES À LA GLOIRE DU CAPITAL ET DU TRAVAIL

a) Une personne a placé, il y a 3 ans 5 mois un certain capital, à 3 fr.75 pour 100. Aujourd'hui le capital et les intérêts simples réunis forment une somme de 3.835 fr.625. Quel est ce capital ?

b) Un certain ouvrage pourrait être fait en 12 heures par un homme, en 18 heures par une femme et en 30 heures par leur enfant. Combien mettront-ils de temps pour le faire en y travaillant ensemble ?

Source : COUDERT et CUIR (MM.).- Mémento pratique du certificat d'études primaires - Livre du maître - (Paris, Librairie Armand Colin, 1920)

 

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25 avril 2009

CLEF DU BONHEUR N°2

Morale-JG.jpgDon't worry, be happy »... Plus que jamais, la chanson est de saison. La nostalgie, elle aussi, sait renouer avec la gaieté.

La « terrible crise » que les médias et « les experts » ont installée dans nos têtes depuis six mois nous promet des lendemains qui déchantent. Ainsi, notre bonheur serait promis à devenir la victime collatérale de la « baisse du pouvoir d'achat »...

Avec le printemps qui revient, la nature se rappelle à notre bon sens. Et l'ineptie de cette conception consumériste gagne peu à peu les esprits. Parce que la nature nous procure soudain une source de bonheurs intarissable dont la contemplation est la clef. Une clef que l'on n'achète pas. Il suffit de se poser pour la trouver, comme nous le rappellent les sages livres de morale de nos aïeux...

Et si vous voulez conjuguer consommation et contemplation, n'oubliez pas que mon dernier livre — Cahier pratique de morale — consacre plusieurs pages au secret du bonheur ! (sourire)

 

EXTRAIT -

Vous avez éprouvé l'enchantement de la lecture. Vous avez ressenti la douce émotion que communiquent toutes les manifestations du beau.

Apprenez à goûter le charme de la nature ; à jouir d'une belle promenade à la campagne, de la contemplation d'un beau site, d'un beau ciel.

Sachez découvrir la richesse émotive des œuvres d'art créées par le génie des hommes.

Quel ravissement que de sentir un beau poème, une belle peinture, un beau morceau de musique !

Aimez tout ce qui est beau, tout ce qui est grand, tout ce qui élève l'âme et vous serez heureux.

 

Source : RENAUD (L.P.) - La vie morale de l'enfant - cours moyen et supérieur -

(Paris, Charles-Lavauzelle & Cie éditeurs, nouvelle édition, 1948)

 

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30 mars 2009

LEÇONS DE MORALE

CahierMorale.jpgIl fait encore la part belle à la nostalgie, mon dernier ouvrage...

 Désuète et gentillette, naïve et archaïque, la morale de nos grands-parents ?

Aux antipodes des turpitudes de notre monde moderne, pourrions-nous penser...

Et pourtant, au nom de la « vertu républicaine », la morale de jadis ne mériterait-t-elle pas d'être réhabilitée ?

Parce qu'elle rappelle les devoirs envers autrui et envers soi-même pour mieux tempérer le culte des droits.

Parce que ses principes éducatifs offrent « quelques repères solides » à une jeunesse déboussolée, mais aussi à des institutions désemparées.

Parce qu'elle conforte les gens honnêtes dans leur quête éperdue de respect.

Et quoi de mieux qu'un cahier de morale pratique pour s'exercer aux « vraies valeurs », si faciles à admettre, mais parfois si difficiles à observer, aujourd'hui comme hier...

De belles pensées à méditer, de sages résolutions à prendre, des bons conseils à suivre, des maximes à apprendre, des tests de « bonne moralité » : alors mettez votre sens moral à l'épreuve pour mériter un certificat de bonne conduite !

 Jacques GIMARD - Cahier pratique de morale

(Paris, Éditions Hors Collection, avril 2009, 15,5 sur 23,5 cm, 96 pages, illust NB, 12 €)

 En vente dès le 2 avril, dans les toutes les « bonnes librairies » bien sûr...

 Si vous souhaitez organiser une séance de dédicaces ou une conférence autour de cet ouvrage, contactez l'auteur.

 

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15 janvier 2009

ACTU ET NOSTALGIE N°6

Histoire 01.jpgLa nostalgie de la grande Histoire de France deviendrait-elle une œuvre d’art ? Question flatteuse et pertinente que nous inspire le projet de création d’un « musée de l'Histoire de France »…

Le président Sarkozy vient d’en préciser la vocation institutionnelle et la charge symbolique. (Cf dépêche AFP infra)

A priori, il paraît insolite de vouloir ainsi « sanctuariser notre mémoire collective » encore que cette volonté vienne opportunément réhabiliter une conception révérencielle de l’enseignement de l’Histoire, consacrée par un adage aussi scolaire que séculaire : « Aux grands hommes la patrie reconnaissante »…

Renouant avec la tradition du « Panthéon de nos héros nationaux » — qu’un de mes ouvrages a pris plaisir de mettre en textes et en images —, ce projet est aussi tourné vers le futur puisqu’il fait œuvre syncrétique, en jetant les bases d’une « fédération » de musées qui partageraient leurs richesses et leurs spécialités, tout à la gloire d’une mission sacrée : perpétuer le culte d’un mythe authentiquement républicain, celui de « la France immortelle »… pour un XXIème siècle par trop oublieux.

 

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 Un musée de l'Histoire de France pour renforcer « l'identité » nationale

 AFP 13 janvier 2009 —

Soucieux de renforcer « l'identité » nationale, le président Nicolas Sarkozy a annoncé mardi la création prochaine d'un « musée de l'Histoire de France » mais son site reste à choisir et son ampleur à déterminer. 

 

« Il n'existe aucun lieu pour questionner l'Histoire de France dans son ensemble », a déploré le chef de l'Etat en présentant ses voeux au monde la culture, à Nîmes. « Nous avons décidé la création d'un musée de l'Histoire de France, situé dans un lieu emblématique de notre histoire, un lieu qui reste à 
choisir », a annoncé M. Sarkozy. 

 « Il y a plusieurs idées, il faut débattre, il faut que ça polémique un petit peu », a-t-il poursuivi. 

L'idée de ce musée est en germe depuis l'élection du président de la République en 2007.

Dans sa lettre de mission à la ministre de la Culture, du 1er août 2007, le président avait demandé à Christine Albanel d’ « expertiser le projet de créer un centre de recherche et de collections permanentes dédié à 
l'histoire civile et militaire de la France ». 

Mme Albanel et le ministre de la Défense Hervé Morin avaient alors chargé Hervé Lemoine, conservateur du patrimoine, de faire des propositions en ce sens. 

 « Les Invalides, symbole du génie architectural français et des grandes figures de notre histoire pourraient en être la clé de voûte », écrivaient en novembre 2007 les deux ministres à M. Lemoine.

Dans son rapport rendu public le 22 février 2008 à l'occasion de 
l'inauguration de l'Historial Charles de Gaulle, aux Invalides, Hervé Lemoine avait mis en avant la nécessité de « nouer un nouveau type de lien entre les Français et leur histoire ». À ses yeux, les Invalides pouvaient fournir un « cadre grandiose » à un grand centre d'histoire. Mais sa proposition, en l'état, 
n'a finalement pas été retenue. 



Le directeur du musée de l'Armée aux Invalides, le général Robert Bresse, reproche au rapport Lemoine de n'avoir proposé aux politiques qu' « un seul lieu »,les Invalides, pour ce centre. 
« Il ne faudrait pas donner l'impression que les militaires mettent la main sur l'histoire de France. Cela ne serait pas une bonne idée », a-t-il déclaré mardi à l'AFP. 

Pour sa part, le général Bresse propose un projet assez modeste, « une maison de l'histoire » adossée à son établissement, qui organiserait des débats et des conférences « sur des sujets controversés » de l'histoire. 
Il relève que « Versailles a plein de place » pour accueillir un éventuel musée d'envergure. 

Le président du château de Versailles Jean-Jacques Aillagon veut de son côté réactiver l'ancien musée de l'Histoire de France voulu en son temps par Louis-Philippe comme hommage « aux grandes gloires » du pays, centré autour de la galerie des Batailles de l'aile du Midi. 
« Mais c'est l'histoire vue du XIXème siècle », reconnaît-on à Versailles. « Les projets ne seront pas forcément concurrents », ajoute-t-on. 



Nicolas Sarkozy a précisé que le musée de l'Histoire de France pourra prendre la forme d'une « fédération » de musées, de monuments, qui travailleraient en réseau, avec un « dépôt » — c'est-à-dire des collections — dans un « lieu symbolique ».

 

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 Pour une évocation nostalgique et surtout historiographique de nos héros républicains,

Cf mon ouvrage (Le Pré aux Clercs, 1999), encore disponible via ce blog…

 

07 octobre 2008

L'ÉCOLE DE PAPA

L'Ecole de Papa.jpgIl vient de paraître mon dernier ouvrage.

Comme une ambiance d’école, plus ou moins joyeuse, où chacun se reconnaîtra...

 

LE LIVRE EN QUELQUES MOTS :

 « L’école de Papa », n’est-ce pas encore un tout petit peu la nôtre ? Même si « tant de choses ont changé, en bien ou en mal », nous souffle la nostalgie, avec un brin de malice.

Prodigieuse école ! Elle a toujours su vivre avec son temps, épouser son époque, se rendre indispensable, si bien que son utilité explique à elle seule sa raison d’être. Étonnante histoire aussi, née d’une utopie généreuse, et surtout rompue aux épreuves d’un sage empirisme…

Les « émotions d’école », elles, ne varient pas. Voilà pourquoi sans doute les générations se plaisent à les comparer. Émois d’hier et d’aujourd’hui. Ce bel album s’amuse à les saisir au vol, au gré de photos pour la plupart inédites, d’anecdotes savoureuses, et d’éclairages historiques édifiants. Juste pour se rassurer combien « l’école de Papa » aime se rappeler à nous…

 

GIMARD (Jacques) - L’école de Papa (Paris, Terres Éditions, octobre 2008, 336 pages, 20 sur 18 cm, 26 €, prix éditeur)

 

EXTRAIT –

 Pourquoi l’école inspire-t-elle autant le respect ?

Avant qu’elle soit « républicaine », aucun lieu n’en formalise la dignité. Tout au long du XIXème siècle, l’offre scolaire n’est pas à la hauteur de la demande sociale. Les écoliers se rendent chez le « régent », dont le domicile s’improvise « maison d’école ». Un pis-aller dont la République ne peut s’accommoder si elle veut asseoir son ambition éducative. Pour ériger l’école en véritable service public, la loi  du 20 mai 1883 rend obligatoire la construction d’une école dans les chefs-lieux de communes et dans les hameaux. La diffusion de plans-type permet d’ériger des édifices rationnels, propres et aérés. Grâce à une architecture austère, l’école fait désormais honneur au savoir et au progrès. Au prix de cet effort sans précédent, l’école s’approprie l’espace, perpétue les rôles, et instruit les écoliers. Une éternelle représentation dont le charme n’échappera jamais à notre mémoire collective.

 

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12 juin 2008

LES VACANCES DE PAPA

Arcachon.jpgIl vient de paraître, mon dernier ouvrage.
Une ambiance de vacances, comme on les aime, pour accueillir bientôt l'été...


LE LIVRE EN QUELQUES MOTS :

Redécouvrons avec bonheur la formidable épopée des premiers congés payés, l’effervescence des départs en vacances, les joies du bord de mer et des jeux de plage, les débuts du camping ou encore les toutes premières vacances à la montagne de nos parents ou grands-parents…
Au fil de 350 clichés, inédits pour la plupart, le temps semble suspendu. Parce qu’on sait qu’il fait bon vivre en France. Parce qu’on a l’impression de feuilleter un album de famille. Parce qu’on prend plaisir à reconnaître là une France joyeuse, frivole et insouciante… Un paradis que la nostalgie a le mérite de sortir de l’oubli.

GIMARD (Jacques) - Les Vacances de Papa
(Paris, Terres Éditions, juin 2008, 336 pages, 20 sur 18 cm, 26 €)

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EXTRAIT :

Aller prendre l’air, est-ce vraiment nécessaire ? demandera l’incorrigible sédentaire, comme pour nous donner mauvaise conscience. Oublions vite ce vieux bougon.
Nous, les amoureux des vacances, on aime partir. Pour fuir un univers que la routine rétrécit toujours un peu plus. Pour élargir notre horizon. Pour donner libre cours à notre curiosité.
Oxygéner le corps, aérer l’esprit, éprouver de nouvelles sensations, aussi délicieuses qu’éphémères : savourons ensemble la magie du dépaysement. Juste pour ouvrir une douce parenthèse. Juste pour offrir à nos émotions quelques points de suspension…

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06 avril 2008

POLITEST (suite)

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MERCI à celles et ceux qui ont bien voulu se prêter à notre « mini politest ».

Dix questions dont nous publions aujourd’hui les réponses, commentées par notre comité d’experts, rompus à la « science des égards »…

01- Vous êtes invité à dîner chez des amis à une heure précise. Quelle convenance s’attache au respect de la ponctualité ?
A- Vous arrivez dix minutes avant l’heure convenue
B- Vous arrivez dans le quart d’heure suivant l’heure convenue
C- Vous arrivez une demi-heure après l’heure convenue

Réponse B
Autrefois, les gens bien élevés arrivaient pour un dîner dix minutes avant l’heure indiquée. Aujourd’hui, il n’est plus dans les usages français d’arriver précisément à l’heure convenue, mais le « quart d’heure de grâce » est le maximum admis.
La demi-heure de retard n’est acceptable que s’il s’agit d’un ministre ou d’un parlementaire en fonctions.
Source : d’ASSAILLY (Gisèle) et BAUDRY (Jean).- Savoir vivre tous les jours (Paris, Mame, 1951)


02- Que penser des invités ou commensaux qui aiment distiller des citations dans la conversation ?
A- Ils infligent un ton doctoral et prétentieux à la conversation
B- Ils participent à amuser ou éclairer l’assistance sur certains sujets
C- Ils s’évertuent à animer les débats grâce à leurs pertinentes références

Réponse A
Si les citations d’anciens auteurs sont appréciables dans les discours écrits, on peut recommander de ne point en abuser dans la conversation. En effet, elles peuvent faire perdre à celle-ci le ton aimable et familier en lui donnant un ton doctoral et prétentieux qui peut indisposer ceux qui écoutent.
Source : CORDONNIER (Émile).- Encyclopédie pratique de la politesse et du savoir-vivre
(Paris, Librairie Aristide Quillet, 1930)


03- Une invitation à dîner vous est adressée par écrit. Quelle attitude vous dicte la bienséance ?
A- Vous devez faire connaître immédiatement si vous acceptez ou si vous refusez
B- Vous attendez quelques jours avant de répondre
C- Vous ne répondez pas, estimant vous satisfaire du dicton populaire « Qui ne répond pas consent »

Réponse A
La personne invitée doit faire connaître immédiatement si elle accepte ou si elle refuse. Quand elle ne peut se rendre à l’invitation, elle motivera son refus d’une manière plausible et très polie.
En toute circonstance, bannissez de votre savoir-vivre le dicton populaire « Qui ne répond pas consent »
Source : GODESSART (Abbé C.) .- Manuel de savoir-vivre
(Tournai, Établissements Casterman S.A. Libraires-Éditeurs, 25ème mille, 1910)


04- Pour clore une visite rendue chez des amis, à quel moment est-il inconvenant de prendre congé ?
A- Quand la conversation est complètement tombée
B- Quand la conversation est sur le point de s’arrêter
C- Quand la conversation vient juste de reprendre

Réponse A
Sachez choisir le moment de vous retirer afin de produire aucun malaise dans l’assistance. Ne partez pas pendant que quelqu’un fait un récit intéressant, ni quand la conversation est complètement tombée. Retirez-vous un peu avant qu’elle ne s’arrête ou un peu après qu’elle aura repris… sas lenteur affectée ni précipitation maladroite. Un départ ne doit pas ressembler ni à une marche triomphale ni à une fuite.
Source : RENAUD (L.P.).- Notions de politesse, de tenue et de savoir-vivre
(Paris,Charles-Levauzelle et Cie Éditeurs, 1948)


05- À l’issue d’une visite chez des amis, de quelle manière convient-il de se retirer ?
A- Vous prenez soin de saluer toutes les personnes présentes
B- Vous saluez d’abord la maîtresse de maison, sans avoir à saluer toutes les personnes connues
C- Vous filez « à l’anglaise » sans saluer personne, après avoir pris soin, à votre arrivée, d’indiquer à la maîtresse de maison votre heure de départ

Réponse A
Quand vous estimez que le moment de partir est venu, levez-vous et saluez de la même manière qu’en entrant, en commençant par la maîtresse de maison.
Source : RENAUD (L.P.).- Notions de politesse, de tenue et de savoir-vivre
(Paris,Charles-Levauzelle et Cie Éditeurs, 1948)

... / ...

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06- Parmi ces trois préceptes sur la vérité, quel est celui qui n’est pas conforme aux règles usuelles de la courtoisie ?
A- Toutes les vérités sont bonnes à dire
B- L’amitié appelle la sincérité, et la sincérité exige la vérité
C- Pour être sincère, il n’est pas besoin de dire tout ce que l’on pense, mais seulement de penser tout ce qu’on dit

Réponse C
Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire ; et il en est que la politesse et la charité commandent de ne pas exprimer.
La règle morale qui nous impose la sincérité et la franchise peut très bien s’accorder avec celle-ci. Il n’est pas en effet nécessaire, pour être sincère, de dire tout ce qu’on pense, mais seulement de penser tout ce qu’on dit.
Source : CORDONNIER (Émile).- Encyclopédie pratique de la politesse et du savoir-vivre
(Paris, Librairie Aristide Quillet, 1930)


07- À quelqu’un qui cherche une personne dans l’assistance, quelle est la réponse à éviter ?
A- Il est sorti avec sa dame
B- Il est sorti avec sa femme
C- Il est sorti avec madame

Réponse A
« Il est sorti avec sa dame » : à ne jamais dire.
Si vous êtes dans une position sociale au moins égale à la leur, vous pouvez répondre : « Il est sorti avec sa femme ».
Si votre position est inférieure à la leur, vous devez répondre : « Il est sorti avec madame ».
Source : SAUNIER (Baudry de).- Principes et usages de bonne éducation moderne
(Ernest Flammarion éditeur, 21ème mille, 1937)


08- Au terme d’une conversation, vous exprimez à des amis le souhait de les inviter à dîner. Comment convient-il de formuler ce vœu ?
A- Et si vous veniez dîner chez nous samedi prochain, vers 20 heures ?
B- Il faut que nous vous ayons un jour à dîner
C- Venez dîner chez nous quand vous voudrez ; vous serez toujours les bienvenus

Réponse A
Rien n’est plus disgracieux que de recevoir d’inutiles promesses. Il est donc recommandé de ne jamais faire d’invitation à dîner ou à déjeuner sinon d’une façon exacte et précise.
Ne dites pas à une personne avec qui vous êtes en relations d’amitié ou d’affaires : « Il faut que nous ayons un jour à dîner », si la date et les précisions nécessaires ne doivent pas suivre dans un délai très court.
Ne dites pas non plus : « Venez dîner chez nous quand vous voudrez ; vous serez toujours les bienvenus. » C’est là une invitation menteuse pour les autres et pour soi-même, car on doit bien se douter que celui qui est invité dans ces termes ne viendra pas.

Source : CORDONNIER (Émile).- Encyclopédie pratique de la politesse et du savoir-vivre
(Paris, Librairie Aristide Quillet, 1930)


09- Parmi ces trois expressions courantes, quelle est la seule conforme au bon usage ?
A- Je vais ôter ces vêtements
B- Je vais me changer
C- Je vais changer de vêtements

Réponse C
Source : d’ASSAILLY (Gisèle) et BAUDRY (Jean).- Savoir vivre tous les jours (Paris, Mame, 1951)


010- Quelle est la seule expression correcte pour souligner qu’une personne a une certaine envergure ?
A- C’est un personnage conséquent
B- C’est un personnage qui en impose
C- C’est un personnage imposant

Réponse C
« C’est un personnage imposant » est la seule expression correcte.
« En imposer » signifie être un imposteur, un « bluffeur » comme nous disons dans notre demi-argot parisien, et c ene’st point ce qu’on a voulu faire entendre.
Source : RAYMOND (Mme Aline).- Le savoir-vivre, les usages, le monde
(Paris, Bibliothèque de la Maîtresse de Maison, 4ème édition, 1901)

Après ce « mini-politest », rien ne garantit pour autant votre « sens de l’étiquette »…

190 autres questions, plus subtiles,
vous attendent encore dans le livre-quizz « QUESTIONS DE POLITESSE » !

Pour jouer en famille ou entre amis.
Pour initier vos enfants aux plaisirs délicats de la courtoisie française.

*Éditions Hors Collection, mars 2008, 11 sur 19 cm, 190 pages, 5,50 € seulement !

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26 mars 2008

POLITEST

35122023.jpg Juste en cachette, et pour vous rassurer sur « votre sens de l’étiquette »,
venez répondre à quelques questions de politesse… élémentaire.

Politest.doc

Par respect de votre sensibilité aux « bonnes manières », vos résultats ne seront pas publiés. Ils vous seront personnellement adressés, avec les commentaires qu’appelle chaque situation.

Les trois participants les plus courtois à ce POLITEST, justifiant des trois meilleures notes sur 10, auront le bonheur de recevoir à domicile le livre-quizz « QUESTIONS DE POLITESSE »…

Envoyez votre fiche-réponse par e-mail AVANT LE 5 AVRIL !

Si vous ne pouvez patienter d’ici là, ou si vous ne souhaitez pas concourir, deux solutions s’offrent à vous :
=> vous rendre dans la librairie la plus proche
=> commander le manuel sur internet, auprès d'un "grand distributeur"

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Vous voulez approfondir une question portant sur le savoir-vivre ?
Vous souhaitez aborder un sujet précis lié au respect de l'étiquette ?
Vous aimeriez connaître mon fonds privé de livres anciens sur ce thème ?

CONSULTEZ-MOI...!

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18 mars 2008

QUESTIONS DE POLITESSE

...C’est le titre de mon dernier livre. Et il est en vente dès aujourd’hui.
Un quizz impitoyable pour « tester notre degré de politesse ».

Juste de quoi remettre à leur place les goujats qui revendiquent un haut degré de civilité.

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LE LIVRE EN QUELQUES MOTS :

À l’heure des e-mails expéditifs, que sont devenues les « belles manières » ?
Au moment où les valeurs de l’amitié, de la convivialité, et du lien social reviennent en force, pourquoi la civilité serait-elle dépassée ?
Oublions bien sûr le protocole mondain et les désuètes simagrées des fausses comtesses.
Au fil de nos « Questions de politesse », vous (re)découvrirez les principes élémentaires de la « courtoisie française ».

200 questions réparties par thèmes : politesse entre amis, entre convives, entre collègues.
Des réponses simples, précises et distrayantes vous aident à conjuguer élégance et bon ton en toutes circonstances : vie quotidienne, soirées mondaines ou réceptions officielles.
Alors pour retrouver les « belles manières », sachez reconnaître les bons repères du savoir-vivre.

Un quizz pratique et amusant.
Pour jouer en famille ou entre amis.
Pour prendre plaisir à mieux vivre ensemble.

*Éditions Hors Collection, mars 2008, 11 sur 19 cm, 190 pages, 5,50 € seulement !

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« Autrefois, on remarquait les gens qui n’étaient pas polis,
Aujourd’hui, on remarque ceux qui le sont. »

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