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BAS LES MASQUES ! (6/7)

Masque-6A.jpgSuite de notre feuilleton sanitaire.

Là où Irénée dresse le triste inventaire de tout ce que le masque ne permet plus. Esquisse d’un nouveau monde qui a perdu le sourire.

 Après « Le masque asservit », savourez l’ÉPISODE 6 : « Le masque proscrit ».

 

Le masque proscrit

Les esprits chagrins ne manqueront pas de déplorer tout ce que le masque ne permet plus.

C’est vrai qu’il nous prive d’exercer deux de nos cinq sens. Sans la capacité immédiate de pouvoir sentir et goûter, — à moins de lever le masque —, la vie devient bien fade, il est vrai. Comme un prélude au rétrécissement de la vie sociale. Il nous interroge aussi sur la façon de respirer. Question que je ne me suis jamais posée jusqu’alors. Le masque obstrue le nez et la bouche. Je dois alors réapprendre à expirer, en maudissant la buée qui rend opaque les verres de lunettes, dès que je marche sous la fraîcheur matinale. Ces contrariétés anatomiques se révèlent, à l’expérience, moins frustrantes que l’abolition des petites transgressions qui rythment notre quotidien. Avec le masque, impossible de se curer le nez, de se ronger les ongles. Les bonnes manières y gagnent, certes, sans vraiment triompher, puisqu’il semble admis de tomber le masque pour s’adonner au tabagisme ou pour se moucher de façon ostensible. Au-delà de cet aspect gestuel, l’esthétisme s’avère le grand perdant du port obligatoire du masque là où nous obligent les gestes-barrières. Sur la plage, le masque compromet le bronzage du visage. En groupe ou en duo, il rend ridicule l’exercice du selfie : à quoi bon prendre une photo si le masque abolit le sourire ?

Seule entorse gravissime aux belles émotions d’une vie normale, le masque ne nous permet plus de nous embrasser et de tomber amoureux sous l’effet irrésistible du coup de foudre romanesque… Comme si l’émoi romantique n’avait soudain plus droit de cité dans notre quotidien banal, bridé sous l’emprise des consignes sanitaires.

(À SUIVRE)

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Commentaires

  • Ne plus pouvoir fouiller dans son nez ni se moucher en y mettant tout son cœur comme l'acteur Bourvil dans le film " La grande vadrouille", sont des petits détails d'une grande importance effectivement. https://youtu.be/r7zhNXCDSpQ
    Il n' y a que l'humour pour nous aider à supporter les contraintes. Ne nous en privons pas et tout ira mieux.
    Quant au bronzage ce n'est pas si grave. Il fut une époque où le visage hâlé par le grand air était considéré comme un signe d'appartenance à la classe paysanne aux manières peu distinguées.
    Aujourd'hui il est chic de montrer qu'on est allé à la plage ou aux sports d'hiver.
    Les signes du paraître varient... et le vernis craque tôt ou tard.

    Les personnes au teint clair et fragile, donc les blonds et surtout les roux doivent se protéger du soleil qui est leur ennemi

  • MERCI Hélène pour vos commentaires avisés !

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