25 juillet 2006

25 JUILLET : N'OUBLIEZ PAS SAINT-JACQUES !

Saint Jacques le Majeur, fils de Zébédée et de Salomé, était frère de saint Jean l'évangélise. On le surnomme le Majeur, pour le distinguer de l'apôtre du même nom nommé le Mineur, qui fut évêque de Jérusalem. Il était de Galilée et vint au monde douze ans avant Jésus-Christ. Il exerçait la profession de pêcheur, ainsi que son père et Jean, son frère. Un jour qu'il nettoyaient leurs filets dans une barque, sur les bords du lac de Génésareth, Jésus appela les deux frères, et à l'instant, quittant leur barque et leur père, ils se mirent à sa suite et furent bientôt agrégés au collège des apôtres.
Le divin Sauveur leur donna à tous deux le surnom de Boanergès, enfants du tonnerre, sans doute à cause de l'activité de leur zêle. Le choix que Jésus fit des deux frères pour être, avec Pierre, témoins de sa transfiguration, et plus tars de sa prière au jardin des Oliviers, montre assez l'affection dont il les honorait. Ce fut apparemment ce qui les enhardit à faire demander par leur mère les premières places dans son royaume. Le Sauveur ne leur promit que la souffrance, et, du reste, après la Pentecôte, n'eurent plus d'autre ambition.

Source : M. L'abbé L. JAUD .- Vie des saints pour tous les jours de l'année
(Tours, Maison Mame et Fils, nouvelle édition, 1905)

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25 juillet 2005

VERS LE CHAMP DE L'ÉTOILE

C'est au milieu du IXe siècle que, selon la légende, un ermite en prière, guidé par une étoile, redécouvrit le lieu oublié de sépulture de l'apôtre Jacques, échoué là sur une barque de pierre, après son martyre à Jérusalem. En ce champ de l'étoile (campus stellæ), il érigea un humble sanctuaire qui devint bientôt lieu de pèlerinage. Allant d'église en église, de lieu saint en lieu saint, les pèlerins tracèrent bientôt à travers l'Europe leurs chemins vers le Finistère, aux confins de la Galice.
Les chemins de Saint-Jacques ne nous invitent-ils pas aussi à une itinérance musicale ?
Rythme des pas, chants de marche, musiques liturgiques qui portent les prières…chants de la terre natale, dont on se souvient à la halte, chants des compagnons de voyage auxquels on prête l'oreille, récits chantés des miracles et légendes du chemin, rivalisent de merveilleux avec la belle histoire de Saint-Jacques.

Source : disque Ensemble Amadis.- Sur les chemins de Compostelle (Jade, 1999)


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PROTECTEUR DE L'ESPAGNE

Après la dispersion des apôtres, Jacques le Majeur vint en Espagne, dont Dieu destinait à faire la conquête. Il la parcourut en tout sens et la féconda de ses sueurs ; mais il ne put convertir que neuf disciples. N'est-ce pas un sujet de consolation pour les prédicateurs dont les efforts ne sont pas toujours couronnés de succès ? Dieu se plaît ainsi à éprouver ses envoyés ; ils sèment, d'autres recueilleront la moisson. Du reste, Jacques eut une grande consolation : la sainte Vierge, vivante encore, lui apparut et lui demanda de construire, en son honneur, une chapelle qui serait une protection pour l'Espagne. La sainte Vierge a maintes fois prouvé depuis aux Espagnols qu'ils étaient sous sa sauvegarde : ce peuple si fier a trouvé dans la fermeté de sa foi le courage indomptable qui fait les héros. Saint Jacques revint à Jérusalem, y prêcha la foi de Jésus-Christ et convertit beaucoup de personnes. L'apôtre gagna à Jésus-Christ deux magiciens qui avaient cherché à le confondre par les pratiques de leur art diabolique. Un jour qu'il prêchait, une émeute, préparée à l'avance, se souleva contre lui ; on le conduisit au gouverneur Hérode, en disant : « Il séduit le peuple , il mérite la mort. » Hérode, homme sans conscience, visant avant tout à plaire, commande de trancher la tête au saint apôtre, l'an 43. Le glorieux martyr appartenait à l'Espagne, qu'il avait évangélisée. Sa dépouille mortelle y fut conduite par quelques disciples. Il n'est peut-être pas au monde un ancien pèlerinage plus célèbre que celui de saint Jacques de Compostelle. En diverses circonstances, saint Jacques a été le défenseur de l'Espagne contre les Sarrasins.

Source : M. L'abbé L. JAUD .- Vie des saints pour tous les jours de l'année
(Tours, Maison Mame et Fils, nouvelle édition, 1905)



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