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bonheur

  • ON AIR N°01

    Par cette nouvelle chronique, notre blog vient relayer l’écho radiophonique des émissions que j’anime sur Fréquence Protestante (100.7).

    Question existentielle pour ma grande première sur les ondes : « La vie intérieure, et Dieu dans tout ça ? »

    À quoi ressemble la vie intérieure pour celle et ceux qui ne se laissent pas guider par le Seigneur ? La vie intérieure, propice à mieux savourer le monde qui nous entoure, ne serait-elle qu’un pis-aller au désert spirituel ?

    Mon invité Christophe ANDRÉ, spécialiste de l’âme humaine, a bien voulu répondre à mes questions.

    Échanges nourris autour de son dernier livre, « La vie intérieure », paru aux éditions de l’Iconoclaste.

    Délicieuse parenthèse de sérénité !

    logo-FP.jpgBranchez-vous sans attendre sur le PODCAST de l’émission —

    - diffusée le jeudi 22 II 2018

    - format = 50 minutes

    Podcast — Mon invité, Christophe ANDRÉ

    Avec vous bien sûr, le débat continue sur ce site, tout disposé à accueillir vos commentaires.

    Que la Paix soit avec vous !

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  • NOSTAL-ZIK N°09

    Le bonheur, nouveau bien de consommation ?

    Elixir-.jpgSuspecte serait la nostalgie, à vouloir trop décliner le bonheur au passé. Parce qu’il n’appartiendrait qu’à nous de l’inventer, le bonheur ne se conjugue qu’au présent, nous expliquent des experts auto-proclamés en méditation.

    Le bonheur, un « Carpe diem » tarte à la crème ? 

    Soit, n’allons pas désespérer celles et ceux qui recherchent les clefs du bonheur dans les ouvrages et revues aux titres racoleurs. Chacun et chacune sont libres, ici-bas, de s’acheter un bout de sérénité à petit prix… et à moindres coups pour le moral.

    Que ce créneau éditorial soit mercantile ou prophylactique, reconnaissons qu’il existe bel et bien, le marché juteux du bonheur en kit. Assez de quoi panser les bobos existentiels de nos amis bobos perclus d’états d’âme.

    Alors nos experts, — immergés dans les ressources insoupçonnées de la « pleine conscience » — nous racontent que seul le présent serait source d’épanouissement. Dès lors, il conviendrait d’oublier le passé, trop stérile et envahissant, et faire abstraction du futur, trop incertain et anxiogène. Le bonheur ne serait saisissable qu’au présent de l’indicatif.

    Youpi ! Et tant pis si cette consommation frénétique d’états de grâce ouvre la porte à la dictature de l’instantané et du futile… Version fort mal digérée du « Carpe diem » tarte à la crème. Et tant pis pour les latinistes pointilleux ! Dommage que nos experts aient perdu le sens originel de cette locution du poète Horace, sans rapport aucun avec le sens commun. Qu’importe l’héritage philosophique des stoïciens. L’objectif n’est pas d’instruire les esprits, encore moins de les structurer, mais de les anesthésier pour les rendre heur-reux ! Si vous n’avez rien compris, il n’est pas trop tard pour consulter.

    Le bonheur, un espace temporel à conquérir ?

    Nos experts nous assurent que les ressources de notre intériorité — le lâcher-prise et le repli sur soi — suffiraient à nous prémunir des émotions négatives. L’ouverture aux autres et le partage deviendraient des comportements accessoires ou subsidiaires. Côté zénitude, « je pense à moi, en restant à côté des autres » serait plus performant, plus rassurant surtout, que « je pense aux autres plutôt qu’à moi ». Le bonheur serait-il un concentré de narcissisme, de nombrilisme et d’hédonisme ? Si vous n’avez toujours pas compris, il serait prudent de consulter.

    Nos experts savent surtout jongler avec une rhétorique ciselée du bien-être bisounours pour nous faire croire que le bonheur ne dépend que de nous. Libre à nous de nous inventer le bonheur comme une aspiration, comme un idéal ou comme un objectif. Tel un espace temporel à conquérir.

    Pourtant, autant que la vie nous l’a enseigné, le bonheur n’est-il pas une émotion éphémère — tantôt construite, tantôt fortuite — ? Une bulle évanescente qui réagit à des facteurs extérieurs irrépressibles : l’ambiance plus ou moins agréable de notre environnement et la présence plus ou moins désirable d’autrui ? Si cette vérité vous dérange ou vous attriste, il serait urgent de consulter. Nos prophètes du bonheur sauront, mieux que tout autre praticien, vous donner le seul conseil salutaire qui vaille : acheter leur livre pour « devenir heureux ».

    Mais n’allez surtout pas voir le mal là où il n’est pas : qui vous dit que le bonheur s’achète ?


    "N'ayez pas peur du bonheur : il n'existe pas, ni ici, ni ailleurs..." 

     

     

  • QUELS VŒUX POUR 2016 ?

    psychologie.jpegSans nostalgie aucune, à quelques minutes de minuit, n’est-il pas réconfortant de tourner le dos à 2015, « cette année terrible que nous venons de vivre », dixit la bonne parole présidentielle ?

    Qu’il relève d’un rite festif ripailleur ou d’une simple convention sociale, le traditionnel échange de vœux tient plus, — osons le reconnaître —, de la sympathique incantation que d’une sincérité profonde, sans même prendre soin d’y mettre les formes.

    Combien de fois faut-il supporter de lire, dans notre courrier de janvier, la formule « Je vous souhaite tous mes vœux », barbarisme éclairant les sévices infligés à notre chère et belle langue de Molière.

    Ringards les vœux ?

    Pour le reste, « adresser nos vœux de bonheur » n’est-il pas quelque peu ringard, voire archaïque, en ce XXIe siècle hédoniste où de savants esprits se sont mis en tête de nous convaincre que le bonheur ne dépend que de nous ?

    Ces apôtres du bonheur, très en vogue dans les « magazines de psychologie vendus en kiosque », ont l’art de déguiser un produit marketing en une « vérité révélée » — venue dont on ne sait où, et inventée par on ne sait qui — au nom de laquelle il existerait bel et bien un « modus operandi » du bonheur, résidant tout entier sur le « pouvoir guérisseur de l’esprit ».

    Premier axiome du bonheur clef en main : privilégier une quête du bonheur sans Dieu. Détacher la condition humaine de la création, affranchir l’homme de tout ancrage spirituel, n’est-ce pas lui garantir qu’il est maître de lui-même, de son chemin de vie comme de son… bonheur ? Preuve que le bonheur est désormais à la portée de tous : le bonheur est sécularisé, laïcisé, matérialisé par des indices quantifiables et tangibles. « Dieu est mort », clamait Nietzsche. Tant mieux alors pour l’homme, enfin libéré du carcan religieux. Libre à lui de chanter en chœur la « ballade des gens heureux »… Et que ceux qui ne connaissent pas les paroles aillent au piquet, s’il vous plaît. Pas question de supporter les rabat-joies !

    Écoutez un peu les prophètes du bonheur !

    Deuxième axiome du bonheur clef en main : distiller un petit zeste de spiritualité — juste ce qu’il faut pour faire rêver — en flattant les charmes irrésistibles de la pensée orientale. En puisant pêle-mêle aux sources du bouddhisme, de l’hindouisme et du taoïsme, nos apôtres du bonheur font œuvre de syncrétisme pour le bien-être de l’humanité. Parce qu’ils en savent beaucoup plus que nous, ils sont savants. Parce qu’ils ont tout compris mieux que nous, ils deviennent des guides. Eux seuls ont déjà emprunté la piste. Alors suivons-les en confiance sur le chemin escarpé du bonheur. Eux seuls connaissent les écueils, les pièges et les impasses. Malheur à vous si vous ne les écoutez pas. Parce que le bonheur se construit pas à pas, dans leur sillage… Et nulle part ailleurs !

    Troisième axiome du bonheur clef en main : cesser de croire que le bonheur est une émotion éphémère qui dépend des autres et de votre environnement. Non, lisez bien nos prophètes des temps modernes : le bonheur est un mécanisme qui ne dépend que de vous, de votre talent à nourrir vos « pensées positives » — vouées exclusivement à chasser tout ce qui ressemblerait de près ou de loin à des idées grises — de votre manière de « vous ancrer dans le présent », dans votre façon de « rester connecté à soi-même pour mieux habiter son corps »… Si vous ne ralliez pas cette nouvelle vérité scientifique, tant pis pour vous ! Vous refusez votre propre salut. Vous tournez le dos au bonheur. Et vous n’aurez pas le droit de vous plaindre… Dixi quod dixi !

    NB1— La présente chronique s’inspire librement de l’excellent article de Luc FERRY publié le 24 décembre dernier dans Le Figaro. Avec subtilité et humour, il détricote la mode de la « psychologie positive »… Bien mieux que moi !

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    NB2 — À parcourir aussi, l’article de Sylvaine PASCUAL sur son site : « Pensée positive ou le revers de la médaille »… Ou comment une spécialiste de la psychologie positive jette un œil critique, — pertinent et fort bienveillant — sur sa propre discipline.

     http://www.ithaquecoaching.com/articles/pensee-positive-le-revers-de-la-medaille-1215.html

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    §§§

     

    À quelques minutes de 2016,

    que faut-il retenir alors de mon ultime « humble avis » 2015 ?

     De toute évidence, après lecture de ces diverses sources, s’offrent à vous deux façons de formuler vos vœux pour 2016.

     — La façon branchouillée parce que tout le monde le dit comme ça.

     Je vous souhaite tous mes vœux pour 2016. (barbarisme oblige)
    Avec plein de pensées positives ! (…c’est écrit dans les magazines)

    — La façon sobre et classique parce que c’est ainsi qu’on écrivait jadis.

    Avec tous mes vœux pour l’Année nouvelle.
    Bonheur, Santé & Sérénité.

    Question subsidiaire : Devinez quelle est mienne ?

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