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bonheur

  • ADIEU MAYA †

    LETTRE POSTHUME À MAYA (1999-2019)

    Maya-J.jpegMa Petite Maya Chérie,

    Qui oserait encore douter que les chats ont une âme ?

    Vingt ans durant, tu fus ma muse féline.

    Par ta présence affectueuse, — si souvent collée à ce clavier —, tu me gratifias d’une compagnie sereine, comme nulle autre pareille.

    Par tes câlins du soir, tu m’as comblé d’une tendresse apaisante, si rare parmi le genre humain.

    Par tes ronronnements compatissants, tu m’as prodigué un réconfort immédiat, face aux tourments de la vie.

    Hélas, les mots ne suffiront jamais à te murmurer tout le bonheur que tu m’offris au fil de nos émotions en partage.

    À présent, tu veilles, d’un sommeil éternel, sur mes songes plumitifs, dans le confort douillet du paradis félin.

    Requiescas in Pacem !

    Maya-K.jpeg

    Autres photos dans l'album ad hoc — Cf. colonne à gauche

  • ON AIR N°01

    Par cette nouvelle chronique, notre blog vient relayer l’écho radiophonique des émissions que j’anime sur Fréquence Protestante (100.7).

    Question existentielle pour ma grande première sur les ondes : « La vie intérieure, et Dieu dans tout ça ? »

    À quoi ressemble la vie intérieure pour celle et ceux qui ne se laissent pas guider par le Seigneur ? La vie intérieure, propice à mieux savourer le monde qui nous entoure, ne serait-elle qu’un pis-aller au désert spirituel ?

    Mon invité Christophe ANDRÉ, spécialiste de l’âme humaine, a bien voulu répondre à mes questions.

    Échanges nourris autour de son dernier livre, « La vie intérieure », paru aux éditions de l’Iconoclaste.

    Délicieuse parenthèse de sérénité !

    logo-FP.jpgBranchez-vous sans attendre sur le PODCAST de l’émission —

    - diffusée le jeudi 22 II 2018

    - format = 50 minutes

    Podcast — Mon invité, Christophe ANDRÉ

    Avec vous bien sûr, le débat continue sur ce site, tout disposé à accueillir vos commentaires.

    Que la Paix soit avec vous !

    Ch.A-.jpg

  • NOSTAL-ZIK N°09

    Le bonheur, nouveau bien de consommation ?

    Elixir-.jpgSuspecte serait la nostalgie, à vouloir trop décliner le bonheur au passé. Parce qu’il n’appartiendrait qu’à nous de l’inventer, le bonheur ne se conjugue qu’au présent, nous expliquent des experts auto-proclamés en méditation.

    Le bonheur, un « Carpe diem » tarte à la crème ? 

    Soit, n’allons pas désespérer celles et ceux qui recherchent les clefs du bonheur dans les ouvrages et revues aux titres racoleurs. Chacun et chacune sont libres, ici-bas, de s’acheter un bout de sérénité à petit prix… et à moindres coups pour le moral.

    Que ce créneau éditorial soit mercantile ou prophylactique, reconnaissons qu’il existe bel et bien, le marché juteux du bonheur en kit. Assez de quoi panser les bobos existentiels de nos amis bobos perclus d’états d’âme.

    Alors nos experts, — immergés dans les ressources insoupçonnées de la « pleine conscience » — nous racontent que seul le présent serait source d’épanouissement. Dès lors, il conviendrait d’oublier le passé, trop stérile et envahissant, et faire abstraction du futur, trop incertain et anxiogène. Le bonheur ne serait saisissable qu’au présent de l’indicatif.

    Youpi ! Et tant pis si cette consommation frénétique d’états de grâce ouvre la porte à la dictature de l’instantané et du futile… Version fort mal digérée du « Carpe diem » tarte à la crème. Et tant pis pour les latinistes pointilleux ! Dommage que nos experts aient perdu le sens originel de cette locution du poète Horace, sans rapport aucun avec le sens commun. Qu’importe l’héritage philosophique des stoïciens. L’objectif n’est pas d’instruire les esprits, encore moins de les structurer, mais de les anesthésier pour les rendre heur-reux ! Si vous n’avez rien compris, il n’est pas trop tard pour consulter.

    Le bonheur, un espace temporel à conquérir ?

    Nos experts nous assurent que les ressources de notre intériorité — le lâcher-prise et le repli sur soi — suffiraient à nous prémunir des émotions négatives. L’ouverture aux autres et le partage deviendraient des comportements accessoires ou subsidiaires. Côté zénitude, « je pense à moi, en restant à côté des autres » serait plus performant, plus rassurant surtout, que « je pense aux autres plutôt qu’à moi ». Le bonheur serait-il un concentré de narcissisme, de nombrilisme et d’hédonisme ? Si vous n’avez toujours pas compris, il serait prudent de consulter.

    Nos experts savent surtout jongler avec une rhétorique ciselée du bien-être bisounours pour nous faire croire que le bonheur ne dépend que de nous. Libre à nous de nous inventer le bonheur comme une aspiration, comme un idéal ou comme un objectif. Tel un espace temporel à conquérir.

    Pourtant, autant que la vie nous l’a enseigné, le bonheur n’est-il pas une émotion éphémère — tantôt construite, tantôt fortuite — ? Une bulle évanescente qui réagit à des facteurs extérieurs irrépressibles : l’ambiance plus ou moins agréable de notre environnement et la présence plus ou moins désirable d’autrui ? Si cette vérité vous dérange ou vous attriste, il serait urgent de consulter. Nos prophètes du bonheur sauront, mieux que tout autre praticien, vous donner le seul conseil salutaire qui vaille : acheter leur livre pour « devenir heureux ».

    Mais n’allez surtout pas voir le mal là où il n’est pas : qui vous dit que le bonheur s’achète ?


    "N'ayez pas peur du bonheur : il n'existe pas, ni ici, ni ailleurs..."