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président de la république

  • ACTU & NOSTALGIE N°44

    Elixir-.jpgPuisque la nostalgie joue de comparaisons, saisissons au vol les fanfaronnades de notre ravi président de la République jurant que « la reprise est là ». Simple artifice rhétorique pour donner un souffle d’optimisme à notre Fête nationale, comme pour conjurer par le verbe l’incapacité d’agir.

    Même si « l’histoire ne repasse pas les plats » — dixit le cynique Louis-Ferdinand Céline —, admettons que, d’un siècle à l’autre,  les mêmes saveurs flottent dans l’air. Dans les années vingt, ni le Bloc national ni le Cartel des gauches ne viennent à bout de la crise financière que chaque camp impute à l’incurie de l’autre. Dans cette ambiance de désenchantement économique et social, la pédagogie scolaire porte un intérêt croissant à l’histoire du travail, jusqu’à vouloir reconstituer le mouvement systémique de l’activité humaine. En 1924, — précisément l’année de la victoire du Cartel des gauches —, les éditions Dunod publient un manuel aux accents prémonitoires, Le livre de l’activité humaine – Les lectures de la profession, qui propose in fine un tableau synoptique retraçant l’itinéraire de la Prospérité nationale, jalonné des éternels écueils que notre débat politique contemporain n’ose plus évoquer tellement il répugne à regarder la vérité en face. Parce que la Prospérité nationale est plus affaire de lucidité, de méthode, de courage, si loin des belles incantations, fussent-elles présidentielles.

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    Source : FRANCHET (Antonin) & FRANCHET (Léon) — Le livre de l’activité humaine – Les lectures de la profession —

    (Paris, Dunod, 1924)

  • ACTU & NOSTALGIE N°34

    vote, démocratie, politique, élection, président de la République, suffrage, La nostalgie oserait-elle s’aventurer sur le terrain politique ? La question semble de circonstances en pleine effervescence démocratique, quelques jours avant le verdict des urnes.

    Le suffrage universel direct est devenu si consubstantiel de notre Ve République que le clergé médiatique n’ose même plus s’interroger sur sa pertinence… Et pourtant !

    Cinquante ans après la réforme constitutionnelle de 1962 portant élection du président de la République au suffrage universel direct, n’est-il pas aujourd’hui plus légitime que jamais de nous interroger sur le bien fondé de cette dramaturgie républicaine ?

    vote, démocratie, politique, élection, président de la République, suffrage, De toute évidence, le suffrage universel divise plus qu’il ne rassemble : le prochain président de la République sera élu, une fois encore, par une courte majorité de Français. La minorité, résignée ou déçue, ne se reconnaîtra pas en lui. Mauvais départ pour l’homme clef de voûte de nos institutions, censé « assurer, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État. » (article 5 de la Constitution du 4 octobre 1958)

    Dès lors que le suffrage universel suggère une fragile expression de la souveraineté nationale, dès lors que le nouveau président incarne des valeurs et un programme qui ne se soucient guère de l’unité nationale, dès lors que ses décisions et ces initiatives seront toujours dictées par des considérations inspirées du clientélisme électoral, il est permis de douter des vertus incantatoires du suffrage universel direct.

    A cette faiblesse institutionnelle, s’ajoutent les quatre fragiles postulats de l’idéal démocratique.

    En démocratie, paraît-il, chacun a une opinion. Sans chercher à savoir si elle procède de la réflexion ou de la pulsion, positive ou négative. Expression d’adhésion ou de rejet.

    En démocratie, toutes les opinions se valent. Précepte aussi égalitariste qu’optimiste.

    En démocratie, la somme des opinions individuelles forment l’expression de la volonté générale. Une équation jamais vérifiée.

    En démocratie, la volonté générale ne se trompe jamais. Seule l’histoire se rend compte plus tard — et trop tard — des errements démocratiques… et des erreurs fatales.

    Grâce à ces postulats résolument optimistes, la démocratie garde intacte la puissance enchanteresse de son illusion, qu'est venue consacrer la sentence lucide, un rien désabusée, de Winston Churchill : « La démocratie est le pire système de gouvernement, à l'exception de tous les autres qui ont pu être expérimentés dans l'histoire. »

    Le pire système ? Oui, il faudra bien l’élire « notre » président de la République, devoir civique oblige. Alors permettez-moi d’attendre le 6 mai pour savoir si c’est vraiment le mien… Mais comme le vote est « secret », je ne me sens pas obligé de vous le dire.


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  • LE JEU DES ÉLECTIONS

    jeu des Élections,jeu,élection présidentielle,jouer,jeu de cartes,président de la république,fetjaine éditions,pouvoir,élection présidentielle 2012,ÉlyséeLe plaisir de jouer en famille ou entre amis se prêterait-t-elle à la nostalgie ?

    C’est en me posant cette question un peu bizarre que j’ai nourri l’idée de ma dernière publication, dans un genre que je n’avais pas exploré jusqu’alors : LE JEU DES ÉLECTIONS, un jeu de cartes « bien dans l’air du temps » puisqu’il vous permet de vivre toutes les émotions d’une vraie campagne électorale, en incarnant le candidat de votre choix dans sa course vers l’Élysée.

    Librement inspiré des mythiques « Mille Bornes », « Uno » et « Mistigri », LE JEU DES ÉLECTIONS conjugue stratégie sans scrupule et jeu de rôles implacable pour vous initier au cynisme proverbial de l’homo politicus.

    « Le pouvoir ne se négocie pas, il se prend ! » Apprenez-le à vos dépens ou à votre profit avec ce jeu sans merci où le réalisme n’oublie jamais de sourire…


    L’ESPRIT DU JEU —

    Vous avez les cartes en main pour devenir président(e) de la République !

    Défis à relever, pièges à déjouer, faux amis à fuir : votre campagne promet…

    En émotions comme en rires !

    Le temps d’une partie de cartes déchaînée, laissez-vous gagner par la fièvre de l’élection…

    Vous incarnez un candidat pour le conduire à l’Élysée.

    Mais le hasard s’en mêle. Les combines aussi.

    • Phase 1 : lancez votre campagne électorale et imposez-vous comme favori.
    • Phase 2 : jouez de ruse et qualifiez-vous pour le 2e tour de scrutin.
    • Phase 3 : éliminez votre principal concurrent.

    Et vous serez proclamé(e) président(e) de la République.

    La victoire ne dépend que de vous.

    Attention, c’est du sérieux : c’est votre élection qui est en jeu.


    MODUS —

    3 à 6 joueurs

    160 cartes à distribuer

    1H20 de jeu

    Fejtaine éditions

    http://www.fetjaine.com

    Prix : 14,90 €

    EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE HABITUEL

    NB- Si vous souhaitez organiser une animation autour de ce jeu, contactez l'auteur...