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chanson

  • NOSTAL-ZIK N°11

    Il est des chansons de saison qu’aucune autre ne peut remplacer. « La Rouille » de notre ami Maxime est de celles-là. Cette mélodie habille l’automne bien plus que l’automne ne la recouvre.

    C’est vrai que la rouille « teinte bien les feuilles d’automne ». C’est vrai qu’elle aurait « un charme fou si elle ne s’attaquait qu’aux grilles.» C’est vrai qu’elle ronge plus l’humeur que le tempérament.

    Elle nous met en garde contre « l’habitude qui nous joue des tours »Elle laisse en nous « une blessure qui ne guérira pas. » Elle nous protège et nous rassure aussi, parce qu’« avec le temps, tout se dénoue... »

    « Contre la rouille, il n’y a rien à faire » ? Nulle angoisse, nulle inquiétude, nul remords. Aucune raison de nous en faire. Puisque vous et moi nous ne sommes pas de fer.


  • NOSTAL-ZIK N°07

    Puisque la nostalgie aime les belles mélodies, ne résistons pas au plaisir d’écouter Maxime Le Forestier nous raconter « Les jours meilleurs », ceux que l’on aime regarder dans le rétroviseur, ou mieux encore : ceux qu’on espère voir bien vite arriver lorsque le présent n’apporte rien d’affriolant.

    De toute évidence, cultiver l’espérance sera toujours plus enchanteur que ruminer le passé, même s’il est tentant, sous prétexte d’examen de conscience, de se laisser aller à « entendre gémir les cœurs des si jamais su, si jamais pu et si j’avais eu moins peur. »

    Ainsi mis en musique, ces mots prennent soudain une résonance si particulière, — un sens si dérisoire aussi —, que nous n’avons vraiment plus envie de réveiller regrets ou remords. Tout simplement parce qu’ils sont devant nous, les jours meilleurs !

     

    « Les jours meilleurs », à quatre guitares.

    Maxime Le Forestier, Jean-Félix Lalanne, Manu Galvin et Michel Haumont — Paris, 30 mars 2002

  • NOSTAL-ZIK N°06

    En image comme en musique, la nostalgie n’aurait-elle d’autre génie que d’embellir le passé ? La question nous caresse l’esprit… et l’oreille en écoutant Bourvil chanter Joli mois de mai.

    Une mélodie hawaïenne, quelque peu incongrue, se mêle à l’ambiance glauque d’un bistro de coin de rue. Et pourtant la magie opère. Avec un talent incomparable, Bourvil prend la posture du « gentil franchouillard au cœur tendre », à l’air désabusé, brin de muguet dans la main droite et verre de vin dans la main gauche. Comme si le réconfort baladait son refrain d’une main à l’autre, à la seule idée que « le joli mois de mai connaît tant de choses puisqu’il fait naître les roses… »

    Autre temps, autre mœurs : cette chansonnette paraîtra bien niaise, aujourd’hui, à nos générations Y et Z qui aiment tant cultiver la dérision. Admettons que le charme des chansons de jadis peine à survivre à leur époque quand bien même cherchent-elles à la magnifier. Raison de plus pour les écouter : ne nous donnent-elles pas envie de partir explorer les émotions et les rêves qui trottaient dans la tête de nos parents et grands-parents ? Inépuisable trésor de la nostalgie que ce voyage dans le temps, sans oublier pour autant de savourer les belles surprises du présent