Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

je sais tout

  • JE SAIS TOUT N°7

    JST7-01.jpgÀ l’image de JE SAIS TOUT, l’hebdomadaire culturel préféré de mes tendres années, la nostalgie aime pardonner aux génies leurs excès et leurs faiblesses. Outre mon initiation collégienne à la Renaissance italienne, ce feuilleton consacré à Michel-Ange a suffi pour allumer la flamme de la passion que je voue à ce personnage rugueux, moins sympathique, mais tellement plus romanesque que le gentil Leonard de Vinci.

    Est-il bourru, caractériel, capricieux ? On pardonne tout à un génie parce que son talent nous semble surnaturel.  Est-il mégalomane, asocial, égocentrique ? On oublie le pire pour retenir le meilleur : ses chefs-d’œuvre lui accordent une absolution éternelle, tant son art détient le secret de nous rendre heureux.

    EXTRAIT —

    Ce qui caractérise Michel-Ange, ce qui donne l’essence même de son talent, c’est son tempérament créateur ; c’est cette sorte d’étincelle divine qui lui a permis de « récréer » sous forme de sculptures puissantes — David ! — et de fresques impressionnantes — par exemple celles de la chapelle Sixtine —, un monde jaillit de la pierre brute et du  néant. (…)

    Ce corps déformé par un labeur surhumain, ce visage brûlé par une indomptable passion cachaient une âme exceptionnelle, une personnalité entièrement originale, un génie qui nous aident à connaître les écrits de Michel Ange : sa correspondance et, par dessus tout, ses poèmes, qui comptent parmi les plus beaux de la poésie italienne de son temps. Nous y découvrons Michel-Ange dans une nouvelle dimension, plus paradoxal sans doute, moins fascinant, mais profondément humain dans ses contradictions.

    JST7-02.jpgTour à tour passionné et mesquin, généreux et avare, il pouvait s’enthousiasmer pour une œuvre nouvelle et se laisser arrêter aussitôt par les difficultés de l’entreprise. Ardent et travailleur, il se montrait instable et capricieux lorsqu’il s’agissait de remplir ses engagements. Prêt à se dévouer pour ceux qui le méritaient le moins, il était, inexplicablement, méprisant et dur envers ceux qui, pourtant, l’entouraient de leur estime.

    Possédé par son génie, il lutta toute sa vie pour réaliser d’impossibles rêves : faire entrer l’univers dans quelques mètres carrés de peinture, édifier des monuments gigantesques, sculpter même les montagnes. Ces rêves inassouvis furent le grand tourment de son existence.

    Il vécut sans amis : il suscitait l’admiration, le dévouement, la crainte même, mais personne, sauf peut-être la noble Vittoria Colonna, qui fut l’amie de sa vieillesse, ne parvint à tirer un peu de chaleur humaine de ce cœur qui était pourtant capable de donner à la pierre une vie immortelle.

    Source : JE SAIS TOUT n°7, 27 mai 1969 –  L’aventure humaine de tous les temps (Paris, Édi-Monde)


    JST7-03.JPG


     

  • JE SAIS TOUT N°6

    P1020828.jpgPuisque la nostalgie aime le jeu des comparaisons, profitons de cette chronique pour sourire aux efforts de vulgarisation scientifique que déployait jadis l’hebdomadaire JE SAIS TOUT à l’endroit d’une génération dont la curiosité entretenait la soif de lecture, et vice-versa.

    Dans sa chronique Album des sciences, des anecdotes marquantes, joliment illustrées, livraient des explications sur des phénomènes anodins de notre environnement, dans le même esprit esthétique que soignaient nos manuels scolaires de leçons de choses pour attirer les élèves vers les disciplines scientifiques.

    La pédagogie jouait alors de séduction avec les lois des mondes animal, minéral, végétal. Un charme intact que mon dernier opus prend plaisir à remettre en scène à partir des grandes pages inoubliables de « nos belles leçons de choses »

    JST-06.jpg

    Source : JE SAIS TOUT n°6, 25 mai 1969 –  L’aventure humaine de tous les temps (Paris, Édi-Monde)

     

     

    JG-livre.jpg

    Source : Jacques GIMARD — Nos belles leçons de choses

    (Hors Collection, août 2013, 120 pages, 22,5 sur 28,5 cm, 19 €)

     

    NB- Nos belles leçons de choses dans la presse du mois :

    http://www.20minutes.fr/livres/1218145-20130904-nos-belles-lecons-choses-jacques-gimard-chez-hors-collection-paris-france


     

  • JE SAIS TOUT N°4

    JST-04.jpgQuel étrange plaisir la nostalgie prend-elle à associer les grandes catastrophes de l’humanité aux récits marquants de notre enfance ? Comme nul autre pareil, le magazine hebdomadaire JE SAIS TOUT impressionnait les jeunes esprits autant par l’image que par le texte. Le naufrage du Titanic était jadis d’autant plus mystérieux que le paquebot réputé insubmersible était considéré à jamais perdu dans les fonds marins. L’épave était alors introuvable et pour peu qu’elle fût localisée, elle se serait avérée inapprochable pour la technologie de la décennie 1960…

    Le progrès a fait mentir le pessimisme de l’époque. La carcasse du Titanic demeure à jamais le plus émouvant mausolée sous-marin. Sa légende est chargée d’une matérialité plus terrible encore… Même si l’âme enfantine qui sommeille en nous aime laisser libre cours à l’imagination que savait si bien exciter la revue JE SAIS TOUT.

     

     EXTRAIT —

    L’aventure humaine comporte, hélas, des catastrophes. C’est ainsi que le naufrage du Titanic en avril 1912, une des plus grandes tragédies de la mer, a bien sa place dans nos colonnes. Que d’erreurs, que d’héroïsme, que de lâcheté mais aussi que de courage se sont révélés au cours de cet événement !

    Source : JE SAIS TOUT n°4 –  L’aventure humaine de tous les temps (Paris, Édi-Monde, 6 mai 1969)

    JST-04B.jpg

    JST-04B.jpg

    JST-04C.jpg

    JST-04C.jpg