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  • ACTU ET NOSTALGIE N°5

    L'Ecole de Papa.jpgAbondance de promo ne nuit pas…

    Au moment où sort en librairie mon (magnifique) album L’ÉCOLE DE PAPA, le Ministère de l’Éducation nationale laisse entrevoir une énième remise en cause de l’enseignement de l’Histoire, comme si le vent de la nostalgie ne suffisait pas à son bonheur.

     L’incorrigible « bien-pensant » que je suis ne peut être suspecté de mauvais esprit à l’égard de Xavier Darcos, lui-même professeur d’histoire !

     Certes, une grande réforme est toujours pavée de bonnes intentions. Mais celles qui préfigurent le « Nouveau Lycée » m’autorisent à en douter…

    Rationaliser l’enseignement en classe de seconde sur la base d’un tronc commun et réogarniser l’année scolaire sur deux semestres sont de louables objectifs, propices à dépoussiérer cette institution napoléonienne, vieille de deux cents ans.

    Histoire 01 copie.jpgMais supprimer dudit « tronc commun » l’enseignement de l’histoire est, à mon humble avis, une vraie mauvaise idée :

    - Jadis l’histoire fut déjà, sur un autre niveau d’enseignement, rétrogradée parmi de vagues « disciplines d’éveil » avant qu’elle ne soit réhabilitée. Pourquoi alors vouloir à nouveau la rabaisser ?

    - Éluder l’enseignement de l’histoire ne contrevient-il pas à cet obscur « devoir de mémoire » que de grands esprits ont inventé pour culpabiliser les jeunes générations, déjà peu instruites des grandes brûlures du tissu national ?

    - Faire l’impasse sur cet enseignement, en reniant  « l’éveil à la citoyenneté », n’est-ce pas surtout faire injure à la « Mémoire des Peuples » que célébrait le sage Michelet, en un siècle pétri d’humanisme ?

    Pourquoi ressortir de la Boîte de Pandore une mauvaise idée que l’on a déjà regrettée naguère ? Témoignage pathétique d’une Gouvernance qui perd elle-même la mémoire…

     

     Jules réveille-toi, ils sont devenus fous !

     

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  • L'ÉCOLE DE PAPA

    L'Ecole de Papa.jpgIl vient de paraître mon dernier ouvrage.

    Comme une ambiance d’école, plus ou moins joyeuse, où chacun se reconnaîtra...

     

    LE LIVRE EN QUELQUES MOTS :

     « L’école de Papa », n’est-ce pas encore un tout petit peu la nôtre ? Même si « tant de choses ont changé, en bien ou en mal », nous souffle la nostalgie, avec un brin de malice.

    Prodigieuse école ! Elle a toujours su vivre avec son temps, épouser son époque, se rendre indispensable, si bien que son utilité explique à elle seule sa raison d’être. Étonnante histoire aussi, née d’une utopie généreuse, et surtout rompue aux épreuves d’un sage empirisme…

    Les « émotions d’école », elles, ne varient pas. Voilà pourquoi sans doute les générations se plaisent à les comparer. Émois d’hier et d’aujourd’hui. Ce bel album s’amuse à les saisir au vol, au gré de photos pour la plupart inédites, d’anecdotes savoureuses, et d’éclairages historiques édifiants. Juste pour se rassurer combien « l’école de Papa » aime se rappeler à nous…

     

    GIMARD (Jacques) - L’école de Papa (Paris, Terres Éditions, octobre 2008, 336 pages, 20 sur 18 cm, 26 €, prix éditeur)

     

    EXTRAIT –

     Pourquoi l’école inspire-t-elle autant le respect ?

    Avant qu’elle soit « républicaine », aucun lieu n’en formalise la dignité. Tout au long du XIXème siècle, l’offre scolaire n’est pas à la hauteur de la demande sociale. Les écoliers se rendent chez le « régent », dont le domicile s’improvise « maison d’école ». Un pis-aller dont la République ne peut s’accommoder si elle veut asseoir son ambition éducative. Pour ériger l’école en véritable service public, la loi  du 20 mai 1883 rend obligatoire la construction d’une école dans les chefs-lieux de communes et dans les hameaux. La diffusion de plans-type permet d’ériger des édifices rationnels, propres et aérés. Grâce à une architecture austère, l’école fait désormais honneur au savoir et au progrès. Au prix de cet effort sans précédent, l’école s’approprie l’espace, perpétue les rôles, et instruit les écoliers. Une éternelle représentation dont le charme n’échappera jamais à notre mémoire collective.

     

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